Beau temps au réveil, pour ce qui est du vent, il n'a pas changé de sens depuis la veille au soir, nous l'aurons dans le nez toute la journée.
Depuis 9h, la route descend doucement et nous arrivons vite à NATERS où nous faisons l'arrêt « alimentaire ».
Nous suivons ensuite le RHONE au plus près; à 11h30 à RARON terme théorique de notre 29 ème étape nous nous contentons de remplir nos bidons et continuons notre route. Il fait chaud, même très chaud...
Au niveau de SUSTEN, face à nous, 300m au dessus du fond de la vallée, d'immenses paraboles permettent les communications vers le monde entier.
A SUSTEN ne trouvant pas d'endroit convenable pour déjeuner nous poussons jusqu'à l'entrée de SIERRE. A l'ombre d'un arbre nous « pausons », une fontaine à proximité tombe à pic.
SIERRE nous rappelle de bons souvenirs: en 1986 avec une petite équipe de bretons nous avons participé à la course de montagnes « SIERRE - ZINAL ».
Nous avons un peu de mal à sortir de la ville avant de trouver la piste qui longe le RHONE.
De l'autre côté du RHONE les vignes bien exposées au soleil tapissent les flancs de la montagne; Le VALAIS produit des vins de qualité mais le prix nous paraît exorbitant surtout pour le boire dans des verres en plastique...
La piste longe un joli plan d'eau, des baigneurs profitent de la fraîcheur de l'eau.
Avant SION nous faisons un petit détour parmi les fruitiers pour voir le camping de BRAMOIS; une grande carrière juste à proximité nous incite à faire demi- tour.
Nous passons SION dominé par deux collines, sur l'une l église- forteresse de N.D de Valère, vieille de 1000 ans, sur l'autre une ancienne forteresse en ruines. Nous passons devant le complexe « les îles » destiné aux loisirs et baignade... la foule! Nous n'allons même pas voir les deux campings; nous décidons de pousser jusqu'à VETROZ, terme prévu de la 30 ème étape (ce qui veut dire que nous réalisons 3 étapes en 2 jours) .
Trouver le camping de VETROZ n'est pas une sinécure, pas de signalétique, nous nous payons un sacré détour...
Nous sommes un peu « cuits » à notre arrivée, la chaleur, le vent, les kilomètres, le tout fait qu'il est grand temps de s'arrêter. Le temps est orageux, il fait lourd mais sans conséquence pour notre fin de journée.
En cours de notre étape nous avons franchi SIERRE, frontière linguistique entre le Haut- VALAIS germanophone et le Bas- VALLAIS francophone, nous l'avons ressenti immédiatement. Les gens ont commencé à nous dire bonjour, nous saluer, nous faire un signe; nous n'avions pas vu cela depuis quasiment notre rentrée en SUISSE, hormis avec des étrangers (non Suisses). Même dans les campings, les Suisses germanophones évitaient de regarder dans notre direction sans doute pour ne pas avoir à nous dire bonjour; quand visiblement nous hésitions sur une direction à prendre, pas un n'aurait proposé son aide; dans les cols quand un cycliste nous doublait ou nous croisait, pas un regard; nous avons souvent eu l'impression de déranger dans les commerces ou les accueils de camping... bref, pas très sympa tout cela, nous ne sommes pas persuadés que c'est à mettre sur le compte de la discrétion suisse...
Très fatigués de la journée, nous « marchons » un peu au ralenti toute la soirée, il commence à être temps de recharger les batteries...