Ce matin le soleil est présent, il fait cependant relativement
frais.
Du camping nous prenons directement le chemin de halage
du canal.
Au premier pont nous changeons de rive et allons
bon train jusqu'à l'entrée de CHARLEROI où visiblement la
piste se termine? Est ce que nous avons manqué une
signalisation? Mystère...
Toujours est-il que nous empruntons une piste cyclable, disons plutôt un trottoir bordant une route qui entre
dans CHARLEROI dans une zone fortement industrialisée; zone visiblement spécialisée dans le traitement de
la ferraille et du verre. Les trottoirs sont jonchés de bouts de verre, nous progressons lentement avec angoisse,
en faisant du « gymkhana », la hantise de la crevaison.
Nous arrivons au centre de CHARLEROI, sans encombre et après des demandes de renseignements et
quelques courses alimentaires nous retrouvons le canal ou plutôt LA SAMBRE; impossible de prendre le
chemin de halage, des escaliers infranchissables nous barrent l'accès et d'ailleurs heureusement car un peu plus
loin le chemin de halage est fermé par une grille, ceci autant d'un côté que de l'autre.
Après plusieurs trottoirs longeant LA SAMBRE nous tombons sur un obstacle de taille: une autoroute et des
bretelles d'accès dans tous les sens. Nous nous engageons 2 fois sur des bretelles pour faire demi-tour
en
catastrophe car elles menaient à de grosses voies express. Nous finissons par descendre toute une série
d'escaliers pour arriver enfin au niveau de la berge.
Nous nous échappons de CHARLEROI, contents de quitter cette agitation et heureux d'en sortir indemnes.
Au bout de quelques kilomètres, nous commençons à rouler avec un belge en VTT, il nous donne quelques
indications. Nous roulons de concert durant 20 à 25 km, je ne saisis pas la moitié de ce qu'il raconte, un accent
terrible, mais pas grave, le gars est sympa et chose importante il me permet de nous situer.
Tout le long de LA SAMBRE est spécialisé dans le retraitement des métaux en majorité; les métaux retraités
partent ensuite par péniches...
A TAMINES, notre compagnon belge nous fait changer de berge, nous le saluons et le remercions, il fait demi-tour.
Juste un peu plus loin nous nous arrêtons sur une pelouse en bordure de LA SAMBRE pour déjeuner. Le
déjeuner terminé Anne « sieste » et moi je me mets à l'écriture du résumé de la journée.
L'après-midi
consiste surtout à suivre LA SAMBRE. Au niveau de HAM SUR SAMBRE nous tombons sur des
travaux, nous patientons un peu, le temps qu'une pelleteuse remplisse un camion et les ouvriers sympas nous
autorisent à continuer.
Nous passons sous l'abbaye de FLOREFFE, le vent
très défavorable additionné à un revêtement très
moyen, accentue la difficulté (pénible).
A MALONNE, le ravel est bouché pour travaux, nous
obliquons vers le bourg et suivons un panneau
indiquant le camping. C'est la sortie des écoles et du
coup le « souk » dans le patelin; nous ratons le
panneau « camping » et montons une côte pour faire
demi-tour
un peu plus loin. Mais, nous devons tout de
même monter une côte très raide, signalée à 13%, pour
arriver au camping.
Le responsable du camping nous apprend que sur les
berges de MALONNE à NAMUR des travaux sont en
cours, dans la vallée de LA SAMBRE, la nationale
devient un passage obligé! Ou alors il faut emprunter
des petites routes pour aboutir directement sur la
citadelle dans le haut de NAMUR. La 2 ème solution
nous tente plus, mais sans carte routière ce sera moins
évident; décision demain matin, à suivre...
Le soir un très beau coucher de soleil nous
accompagne ainsi que des ânes et poneys ... Nous
sommes installés sur une prairie et profitons d'une très
belle vue sur la vallée.