Réveil comme d'hab, départ 9h15; 20' plus tard nous sommes à ALGHERO, d'abord la marina, ensuite la ville...
Son nom vient des grandes quantités d'algues qui poussent au large des côtes. Ici comme sur la plage de FERTILIA, des grands tas de petites algues sont stockés sans doute pour être enlevés avant la saison touristique.
Le centre d'AGHERO est un vieux quartier fortifié; nous suivons les remparts entre ville et mer.
Des tours se dressent à chaque angle des remparts dont une de forme octogonale (la « torre dei Cani », tour des chiens en référence à son ancien usage d'enclos pour les chiens errants).
Face à la ville nous apercevons le Capo CACCIA visité la veille...
Nous sortons de la ville en longeant la mer, ce que nous allons faire une bonne partie de la journée...
Un itinéraire en « montagnes russes », les bosses sont sévères et certaines relativement longues, nous sommes à la limite de mettre le plus petit développement (32 x 32 pour les initiés).
Nous apercevons le Capo MARAGLU longtemps avant d'y être, les montées et les descentes se succèdent et les montées sont nettement plus difficiles à digérer.
Les panoramas successifs sont superbes, la côte a un côté grandiose, sauvage... impressionnant.
Passés le cap MARAGLIU nous redescendons au niveau de la mer et finissons par trouver un petit passage pour rejoindre le bord de mer (300m à pied en poussant sur nos vélos). Nous déjeunons face à la mer quasiment seuls, très sympa; le ciel est un peu couvert, le vent souffle un peu, heureusement car nous sommes à découvert et quand le soleil donne, il est redoutable.
Il nous reste une dizaine de bornes pour rallier BOSA, terme théorique de notre étape. En arrivant sur BOSA, nous sommes « frappés » par les couleurs des maisons, très variées et « flaschies » .
Nous ne voyons aucune signalétique concernant le camping; un monsieur que nous abordons nous informe qu'il n'existe plus depuis 2 ans !! la tuile... nous avons déjà eu ce genre de problème le 1 er jour de notre rando.
Bien pesés le pour et le contre, nous décidons de continuer plus de 40 km pour trouver un autre camping sur notre route; la solution consistant à faire demi tour pour revenir quasiment où nous avons déjeuné ne nous inspire pas...
Avant de quitter BOSA, nous faisons un minimum d'alimentaire et admirons tout de même le TEMO (seul fleuve navigable de SARDAIGNE), les maisons colorées, la cathédrale, le tout dominé par le château de MALASPINA (XII ème siècle).
La suite est nettement plus poussive, après 2 km faciles le long de la mer, nous bifurquons pour rentrer dans les terres et monter vers MAGOMADAS... la vache, dure, dure la montée, nous avançons au ralenti avec le plus petit développement, Anne a repéré le panneau indiquant 10%; la montée est interminable et en plus le vent devient défavorable.
A TRESNURAGHES nous prenons la direction CUGLIERI, c'est dur, le vent en plein dans le pif, nous avons une longue descente mais n'en profitons pas, le vent nous scotche sur la route, démoralisant...
Encore des bosses pour arriver à CUGLIERI et nous reprenons nos esprits et un peu de force en faisant un arrêt « barres de céréales »; il y a belle lurette que les traces du tiramisu de la veille se sont évaporées.
Le reste est plus facile, mais il y a encore 18 km à se coltiner, le vent en « pleine gueule », heureusement nous descendons doucement pour retrouver le bord de mer à SANTA CATERINA DI PITTINURI.
Nous attendons avec impatience de tomber sur un des campings repérés lors de la préparation de la rando.
Il faut faire encore 5 à 6 km, passé S'ARCHITTU, pour enfin trouver un camping; nous mettons tout de suite la flèche, il est plus que temps de s'arrêter...
Le camping est bien, dans une pinède à proximité de la mer.
Il est déjà relativement tard et la tente montée, le matos rangé, plus la lessive, la douche etc... il est 20h quand nous entamons notre repas du soir.
Juste avant j'ai couru jusqu'à la plage pour photographier le coucher de soleil sur la mer.
Le repas du soir se fait avec les frontales (à défaut de chandelles), la nuit tombe très rapidement et tôt...