Durant la nuit, à 3 ou 4 occasions, nous entendons des gouttes de pluie tomber sur la toile de tente, rien de méchant; quand nous mettons le nez dehors avec une heure de décalage (contrepartie du rab' effectué la veille), la tente est à peine mouillée.
Départ à 10h15 du camping, une bosse pour commencer mais après c'est du billard, du plat et de la descente essentiellement pour arriver au niveau de la mer ou plutôt des marais, la région d'ARISTANO est l'un des plus grands marais d'EUROPE.
Nous changeons un peu le programme prévu et allons dans un premier temps jusqu'au Capo SAN MARCO.
Ce cap est réputé pour ses vestiges archéologiques, la ville de THARROS a été fondé au VIII siècle av J.C par les phéniciens, sa prospérité persista sous les romains toujours avant J.C.
Seulement 1/ 3 des vestiges a été mis à jour, la plupart des vestiges visibles datent de l'époque punique et romaine, mais il y a aussi des traces des civilisations précédentes (fin de l'age de bronze, phénicien).
Les fouilles sont préservées, nous apercevons les colonnes corinthiennes à distance.
Nous allons presque au bout de la presqu'île et nous nous installons au bord de l'eau pour déjeuner, bien à l'abri, la mer est comme un lac...
En repartant nous faisons une petite halte au village de SAN GIONANNI DI SINIS, nous visitons l'église paléochrétienne SAN GIOVANNI, la plus ancienne de SARDAIGNE (Vème siècle).
Il nous faut une petite heure pour rejoindre la marina DI TORRE GRANDE et à 14h30 nous sommes dans le camping « Spinnaker », très bien, piscine, mer à 150m, nickel... En fin d'après midi nous allons piquer une tête dans la grande bleue avant d'aller nous prélasser sur des transats au bord de la piscine.
Nous avons décidé de nous reposer une journée, recharger les accus avant les deux prochaines étapes qui à priori s'annoncent assez rudes.
Deux cyclos randonneurs arrivent dans le camping, ils paraissent très fatigués; deux australiens qui comme nous, font le tour de la SARDAIGNE (en sens inverse par rapport à nous) et peut être un petit tour en CORSE fonction de leur temps disponible.
Le soir nous nous autorisons un restau, en fait nous n'avons pas le choix, la « cambuse » est vide. Nous goutons les pizzas italiennes, très bonnes, et nous observons avec amusement la « tchatche » des Italiens; nous découvrons qu'en SARDAIGNE à l'addition s'ajoute le prix du couvert (4 euros pour nous deux)... A côté de nous les deux australiens ne se laissent pas abattre, il faut dire que ce sont deux sacrés « marmules ».