Toujours grand beau temps, départ 9h20; plus petite étape en vue aujourd'hui vu le rab' effectué hier.
Nous reprenons la COSTA REI jusqu'au Capo FERRATO; Un kilomètre après un carrefour, je préfère demandé à deux gars qui s'occupent de la voirie si il y a possibilité de passer à vélo du Capo FERRATO jusqu'à SAN PRIAMO, la route figurant en pointillée sur la carte... Bonne initiative car ils nous indiquent que la route est un chemin non goudronné, des cailloux, il est « dur »; sans notions de la langue italienne, nous arrivons tout de même à comprendre un peu les renseignements. Demi tour et nous prenons la route de MURAVERA; au bout de 6 à 7 km nous arrivons sur un grand axe, après quelques hésitations nous l'empruntons car les indications sur les autres possibilités nous laissent perplexes.
La S125 est une très belle route entourée de montagnes et nous avons une bande rassurante utilisable à vélo. Nous avançons bien, les côtés de la route sont bordés de rhododendrons et de genets en fleurs très odorants.
Quelques kilomètres avant MURAVERA nous tombons sur un tunnel, 2 km de long, nous nous équipons de nos lampes clignotantes, fixées à nos casques, la traversée se fait sans problème.
A 11h30 nous rentrons dans MURVERA, un impératif: la « bouffe » et surtout une bonbonne de gaz. Pour ce qui est de l'alimentaire, c'est vite réglé mais pour le gaz nous faisons « X » magasins et des kilomètres supplémentaires sans résultat; dans le dernier magasin la personne nous conseille un autre magasin dans VILLAPUTZU à 2 km.
Demi tour et à 12h45 nous finissons par enfin trouver une bonbonne (1h à tourner, virer... les boules...). Nous nous arrêtons aussitôt dans un petit jardin public à proximité, bien à l'ombre sur un banc, ça cogne plus que jamais.
Il nous reste normalement environ 5 km pour rejoindre le camping mais ça se complique: d'abord une déviation qui nous amène sur un sacré détour, ensuite nous avons un mal fou à trouver le camping. Nous nous présentons dans un « camper service » visiblement nous avons tiré le « responsable » de sa sieste, pas clair le gars et pas clair du tout le camping. Un peu sorti de sa torpeur le mec nous indique que les douches sont bien celles en pleine air ainsi que le lavabo (c'est un grand mot), que les WC sont à 200m de là... le camping est dans un état de délabrement avancé, nous quittons les lieux, un peu inquiets pour la suite. Nous avons vu des petites affiches indiquant « camping » en venant, donc demi tour et là nous arrivons enfin dans un vrai camping, désert mais entretenu.
A 15h une responsable ouvre l'accueil et nous pouvons, soulagés, nous installer tranquillement, nous positionnons la tente sous un toit de bambous pour nous protéger au maximum des rayons du soleil.
Un peu plus tard nous allons prendre un bain, la mer est à 150m. A proximité de la plage le Porto CORALLO bien protégé par un enrochement artificiel;avec un peu, (beaucoup) d'imagination les blocs de béton font penser à une des nombreuses variétés de pâtes dont les Italiens ont le secret.
Le soir nous sommes tranquilles dans un camping immense quasiment désert...