Le soleil et la chaleur sont de nouveau au rendez vous, le vent est un peu plus favorable. Nous repartons sur la
grande ligne droite abandonnée la veille et nous nous laissons un peu emporter, au lieu de tourner vers
CAHUZAC SUR ADOUR nous poursuivons jusqu'à IZOTGES, erreur d'inattention, nous faisons demitour,
voilà comment on rajoute trois kilomètres...
De CAHUZAC à RISCLE, nous empruntons des petites routes non signalées sur la carte, (repérées sur
« googlemaps
» lors de la préparation), c'est un peu du pifomètre, mais nous arrivons bien à RISCLE où nous
assurons le repas du midi.
Nous engageons la conversation avec un monsieur, agriculteur
dans le secteur, très intéressant. Concernant les rigoles de la veille,
il nous explique qu'autrefois les gens des villages se partageaient
l'eau pour arroser les jardins et c'était fait de façon bien
structurée, d'ailleurs à RISCLE des rigoles non visibles, sous les
routes existent toujours; il nous confirme également ce que nous
avions deviné, la récupération des galets de l'ADOUR pour les
constructions dans la région. Il nous explique aussi que dans le
secteur de RISCLE, il y a une trentaine d'années environ 4000
jeunes de tous les pays venaient travailler dans les champs de maïs
pour la castration...
Nous quittons ce monsieur au béret basque et
repartons en suivant l'ADOUR, puis nous prenons de
toutes petites routes, les panneaux routiers prouvent
que ce ne sont pas des voies très passantes.
Je me plante un peu à ARBLADE LE BAS et nous
nous retrouvons un peu trop tôt sur la départementale
fréquentée qui mène à AIRE SUR L'ADOUR.
De AIRE SUR L'ADOUR nous rallions GRENADE
SUR L'ADOUR par une petite route qui serpente
parmi les champs de maïs essentiellement.
Il est temps de s'arrêter déjeuner et nous trouvons en
bord de L'ADOUR un figuier qui nous fait l'ombre
nécessaire pour une pause réparatrice.
Un pêcheur s'installe près de nous, nous suivons avec
intérêt ses premières prises.
Après la sieste et le plein d'eau, la reprise est plus
difficile, il fait vraiment chaud.
Nous passons SAINT SEVER perché en haut d'une bosse, l'occasion de prendre une belle suée, puis nous
redescendons sur l'ADOUR au niveau de TOULOUZETTE avant de rejoindre MUGRON où un panneau
camping nous informe de la fin éminente de l'étape; déjà 87 km aux compteurs, il est temps de faire halte.
L'approche du camping nous inquiète un peu vu le nombre de voitures à proximité, mais en réalité c'est une
plage artificielle juste à côté qui attire la foule; en voyant le plan d'eau, nous avons du mal à comprendre
comment les gens peuvent s'agglutiner autant!
Après avoir monté la tente et fait notre « trafic », nous devons nous coltiner une bonne bosse pour monter au
bourg de MUGRON faire l'alimentaire.
Nous parlons avec un gamin de dix ans qui randonne à vélos avec ses parents (partis de BORDEAUX, ils ont
rejoint BIARRITZ et font un retour un peu par les terres); le garçon est pour son âge super intéressant et le
soir il vient discuter un bon moment avec nous. Un peu plus tard les parents me demandent des renseignements
sur les possibilités de « randovélo
» en BRETAGNE...
Nous échangeons avec un autre randonneur à vélo qui est parti de MONTPELLIER et rejoint
l'ATLANTIQUE.